Extrait/Roman

Dernière page rajouté dans ROMAN:
Parfois, elle ressentait une certaine gêne à s’impreigner de ces moments comme s’ils étaient vrais, comme si c’était elle, Laure, l’enfant de l’automne, qui les vivaient. Quelque part dans les méandres des bars, elle avait perdu cette enfant, cette Laure qu’elle s’imaginait pendant qu’eux, les hommes, s’impregner de son âme, de sa personne. C’était une sorte de vide qu’ils laissaient autour d’eux, ces hommes. Une fissure béante, qui petit à petit pénétrait plus profondondément, jusqu’à ce que leurs victimes ne resente plus la nécessité de vivre, de respirer, de penser. Ces hommes, ils étaient violents. Leur violence, c’était tout ce semblant de tendresse qu’ils donnaient, cette galanterie flateuse sous laquelle ils cachaient la peur des femmes qu’ils avaient. Parce qu’ils avaient peur; la femme, ils y voyaient un grand mystère, un truc qu’ils ne pourraient jamais contrôlé entièrement, alors ils faisaient tout pour l’empêcher de nuire.
Tu n’es qu’une garce.. t’entends? Une garce.. C’est ce que tu es.. tu n’est rien qu’une garce.. une sale garce.. garce.. oui.. garce…
Laure senti qu’il s’était mis en tête de la faire jouir. C’était un besoin. À la fin, il pourra se dire qu’il est un vrai homme. C’était un besoin. À la fin, il se tournerait vers elle et s’en irait, rassuré de l’avoir dominé. Le besoin, c’était aussi ce désir de contrôler, de rompre, faire plier l’autre. Le faire plier à sa volonté. Laure garda le silence. Il tomba sur elle.
Excuse moi…
Ensuite, il y avait ce silence. Gêné d’avoir montré ce qu’il était vraiment. C’est cela son excuse, il s’excusait d’être, d’exister, d’avoir le besoin de sentir que quelque chose était sous sa domination, était à lui. Elle était un peu comme un jouet, il avait payé et maintenant il avait le droit de faire ce qu’il en voulait.. même la brisé. C’était quelque chose que Laure n’avait jamais compris chez ces hommes; le besoin de détruire, cette obsession pour la souffrance, pour le chaos. Quelque part, dans leurs coeurs, on devait y avoir mis de petites bombes qui ne demandaient qu’à être déclencher(…)
Lire la suite sur ROMAN, le roman-blog des Pages du Fou