Extrait/Roman

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Parfois, elle ressentait une certaine gêne à s’impreigner de ces moments comme s’ils étaient vrais, comme si c’était elle, Laure, l’enfant de l’automne, qui les vivaient. Quelque part dans les méandres des bars, elle avait perdu cette enfant, cette Laure qu’elle s’imaginait pendant qu’eux, les hommes, s’impregner de son âme, de sa personne. C’était une sorte de vide qu’ils laissaient autour d’eux, ces hommes. Une fissure béante, qui petit à petit pénétrait plus profondondément, jusqu’à ce que leurs victimes ne resente plus la nécessité de vivre, de respirer, de penser. Ces hommes, ils étaient violents. Leur violence, c’était tout ce semblant de tendresse qu’ils donnaient, cette galanterie flateuse sous laquelle ils cachaient la peur des femmes qu’ils avaient. Parce qu’ils avaient peur; la femme, ils y voyaient un grand mystère, un truc qu’ils ne pourraient jamais contrôlé entièrement, alors ils faisaient tout pour l’empêcher de nuire.
Tu n’es qu’une garce.. t’entends? Une garce.. C’est ce que tu es.. tu n’est rien qu’une garce.. une sale garce.. garce.. oui.. garce…
Laure senti qu’il s’était mis en tête de la faire jouir. C’était un besoin. À la fin, il pourra se dire qu’il est un vrai homme. C’était un besoin. À la fin, il se tournerait vers elle et s’en irait, rassuré de l’avoir dominé. Le besoin, c’était aussi ce désir de contrôler, de rompre, faire plier l’autre. Le faire plier à sa volonté. Laure garda le silence. Il tomba sur elle.
Excuse moi…
Ensuite, il y avait ce silence. Gêné d’avoir montré ce qu’il était vraiment. C’est cela son excuse, il s’excusait d’être, d’exister, d’avoir le besoin de sentir que quelque chose était sous sa domination, était à lui. Elle était un peu comme un jouet, il avait payé et maintenant il avait le droit de faire ce qu’il en voulait.. même la brisé. C’était quelque chose que Laure n’avait jamais compris chez ces hommes; le besoin de détruire, cette obsession pour la souffrance, pour le chaos. Quelque part, dans leurs coeurs, on devait y avoir mis de petites bombes qui ne demandaient qu’à être déclencher(…)
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LoliPop said,
février 7, 2007 @ 22:26
J’adore ton nouveau design.. c’est un super blog que tu as là .. hé dit..c’est V la fille à TVA?? Ça m’intrigue trop.. =)
Bic' said,
février 8, 2007 @ 14:10
Neuf, raffraichissant, envoutant.. ce blog a tout pour plaire.. contact moi, j’ai un truc à te proposer…
Lyliane said,
février 8, 2007 @ 16:28
N’allez pas croire que j’suis une féministe finie ou une lesbienne avouée mais ce qui m’a le plus frappé dans ton texte, mon Fou(permet que je t’appelle comme ça!!
), c’est ta façon de décrire les hommes.
Quand tu dis: “(…)C’était une sorte de vide qu’ils laissaient autour d’eux, ces hommes. Une fissure béante, qui petit à petit pénétrait plus profondondément, jusqu’à ce que leurs victimes ne resente plus la nécessité de vivre, de respirer, de penser.” J’y vois un constat frappant de ces hommes(pas tous, mais une grande majorité) qui chaque soir rentre chez eux, s’asseoit dans le salon, zappe la tv, mange et baise tout ça sans vraiment nous voir, nous, leurs femmes. J’ai été marié pendant cinq ans, c’est peu mais assez pour dire que les hommes n’ont plus aucun respect pour ces femmes qui leur ont tout donnée, même leur vie. Moi, je suis parti à temps, mais quand je vois certaines de mes collègues de travail, je ne peux qu’avoir pitier.
Ils sont “violents. Leur violence, c’[est] tout ce semblant de tendresse [...] cette galanterie flateuse sous laquelle ils cachaient [cette] peur des femmes qu’ils [ont](…)”. Aujourd’hui, je vie seule en compagnie de mon petit gars et je dois dire qu’à lui tout seul, il m’a fait connaître plus le bonheure que les cinq années que j’ai vécu avec mon ex.
Bref, coup de chapeau pour cette suite… j’attend la suite.
Lyly,
Mère comblé, femme libéré.
P-S: J’ai quelques relations dans l’édition.. ;)!
France said,
février 8, 2007 @ 19:50
C’est toi le meilleur !!